QUESTION :
Mon mari à trouvé en novembre 2000, 1 chiot d'environ 3 mois, griffon nivernais, abandonné dans la campagne près de son travail. Nous l'avons gardé à la maison en espérant pouvoir le placer. Nous l'avons baptisé PATO devant sa nonchalance et sa lourdeur. En juin il a commencé à être agressif envers mon dalmatien et les bagarres étaient impressionnantes. Nous l'avons donné en pensant que les problèmes étaient seulement avec mon dalmatien. Erreur, il se battait aussi avec les autres chiens chez ses nouveaux maîtres et ceux-ci nous l'ont rendu au bout d'une semaine. Une collègue a craqué devant sa gueule de " nounours". Au bout de 2 jours chez elle a déclaré forfait : il saccageait sa pépinière. Et nous voici devant "le Retour 2 " de PATO. Le vétérinaire nous a alors conseillé de le faire castrer pour enlever cette agressivité devant ses congénères. Ce fut un succès. Sauf que depuis l'opération, il fugue et saute les clôtures et les murs de ma propriété soit 1.60 m environ de haut. Nous avons donc posé un système électrifié acheté dans une jardinerie. Il est, je l'avoue, perturbé par les quelques secousses qu'il a prise, mais cela semble efficace. C'est pourtant un chien adorable, très affectueux qui obéit bien en promenade, mais "une vraie tête de lard " à la maison. Comment expliquez vous tout ceci.
REPONSE :
Bonjour. Les griffons nivernais sont des chiens courants qui fonctionnent en meute. Ce type de chien est très stimulé par les odeurs de gibier, c'est sans doute la raison, maintenant qu'il est adulte, pour laquelle Pato aspire à plus de liberté. Si vous le sortez régulièrement, quitte à le faire avec une longe de cinq, six mètres, il devrait commencé à se calmer vers la fin de sa deuxième année. Je suis ravie et étonnée que la castration ait calmé Pato. C'est une opération qui marche environ une fois sur dix pour ce qui est de l'agressivité avec les autres mâles. Dans votre cas tant mieux. Il est normal que les hostilités entre vos deux chiens n'aient commencé qu'à la puberté de Pato ( autour de huit mois ) : avant ce moment, Pato n'était pas un concurrent valable pour votre dalmatien et Pato était un bébé qui n'avait pas le désir d'être " le maître du monde ". Chez les maîtres suivant il a retenté sa chance ! Pour ce qui est des fugues, vous avez trouvé une solution qui marche généralement assez bien et qu'il va, bien qu'il ait été surpris à la première décharge, parfaitement mémorisé, ce qui veut dire qu'il ne devrait plus s'y frotter. En revanche, je vous rappelle que, quelque soit la taille de votre propriété, votre chien a besoin de sortir, d'aller faire de grandes promenades dans la campagne, de rencontrer des congénères. Votre jardin, qu'il connaît maintenant par coeur, est pauvre en stimulations sensorielles : pas d'odeur en dehors de celle de son copain, pas d'espace nouveaux. Si vous avez peur qu'il se sauve pendant ces promenades, c'est qu'il y a un vrai travail d'éducation à faire : assis sans bouger, rappel, stop sur ordre. Si il est hermétique à ce travail de base, c'est que la hiérarchie n'est pas en place chez vous. Bon courage.merci
QUESTION :
Nous avons un petit lhassa apso mâle (bientôt 2 ans).
Nous n'avons a priori aucun souci avec lui bien que je trouve qu'il a souvent tendance a se faire des "autosatisfactions" sexuelles. Cela ne nous dérange pas mais mon vétérinaire m'a déconseillé de le laisser faire, disant qu'il ne fallait pas que cela devienne une habitude. Ma question : même l'éducateur canin (que nous avons vu pendant un certain temps pour apprendre quelques bases) nous a dit que certaines races de chiens étaient moins "obéissantes" que d'autres, et que le laisser libre en ville était risqué pour lui puisque nous ne lui avons pas appris étant petit à nous suivre sans laisse. Il se trouve que maintenant lorsqu'il est dehors et lâché (nous le faisons dans les parcs) il n'obéit absolument pas. Il ne s'est jamais enfui car il suit les chiens des autres maîtres qui eux reviennent auprès de leur maître, mais il fait comme s'il ne nous voyait et ne nous entendait pas. Personnellement je dirais presque que nous aimons ce côté indépendant qu'il affiche mais pensez-vous qu'il serait opportun de continuer son apprentissage de la liberté ? Merci de votre réponse - cordialement.
REPONSE :
Bonjour, je ne sais si vous avez eu l'occasion de lire mon livre : "Mon chien est malade, je me soigne. " aux éditions Marabout, mais si ce n'est pas le cas vous y trouverez sûrement des réponses aux questions que vous vous posez. Le rappel est un problème de fond. Si votre chien ne revient pas quand vous l'appelez, c'est qu'il ne vous considère pas comme le patron ( la patronne ) . C'est donc un vrai travail d'éducation qui se met principalement en place à la maison que vous devez faire. Il doit aller et rester à sa place ( son coussin, son panier ) sur ordre et y rester aussi longtemps que vous l'aurez décidé, il ne doit évidemment jamais monter sur les canapés, lits, fauteuils, ne jamais pénétrer dans la cuisine lorsque vous préparé les repas et ne jamais s'approcher de l'endroit où vous mangez, ne pas passer les portes avant vous, ni descendre les escaliers devant vous et mille autres petites règles qui lui indiqueront que vous êtes le chef. Ne le prenez jamais dans les bras ni sur vos genoux, vous lui feriez croire qu'il est à égalité avec vous. Enfin obliges le à s'asseoir et à rester assis le plus souvent possible, ceci en vous éloignant de lui toujours de face. Pour ce qui est de la marche en ville, votre petit chien n'étant pour l'instant pas fiable, il est dangereux de le laisser libre. En revanche laisser traîner une corde de 3 mètres derrière lui qui restera à proximité de votre pied pour pouvoir le bloquer et apprenez lui à s'arrêter à chaque trottoir quelques soient les sollicitations qu'il puisse avoir. Certaines races sont effectivement plus indépendantes et c'est le cas de toutes les races d'origine orientales, mais tout est une question de patience et de fermeté. Bon courage.
QUESTION :
Nous possédons une chienne bâtard âgée de deux ans. Celle-ci, prénommée Snoopie, est absolument adorable, aime jouer, obéit avec fierté et se promène chaque jour, bien qu'elle possède, avec ses maîtres un jardin de 600 m2. Elle est un peu "trouillarde" devant les personnes extérieures à la famille, mais je pense que cela vient du fait qu'elle a été dressée très jeune et surtout avec force par les personnes qui nous l'ont donnée. Je pense très sérieusement que les animaux ont des petits défauts, comme nous et qu'il faut simplement éduquer et adapter. Le seul problème que je n'arrive pas à résoudre concerne la voiture. Snoopie est absolument infernale dès qu'elle monte dans la voiture. Elle pleure, aboie, gémit et rend tout le monde fou. J'en ai parlé au vétérinaire, qui m'a donné des comprimés qui effectivement assomment la chienne, ce qui est pas mal pour un long voyage mais que je trouve trop forts et surtout disproportionnés si on veut simplement aller plus loin faire une grande balade dans la campagne. Nous habitons à Nancy, et il y a de superbes promenades à moins d'une heure de voiture. Je ne sais pas quoi faire, car tous les chiens que j'ai eu jusque là , adoraient partir en voiture, car ils avaient vite fait le lien entre voiture et ballades...Merci beaucoup pour votre aide.
REPONSE :
Bonjour. Laissez la voiture dans le jardin, portes ouvertes. Posez par terre, à l'endroit où elle est sensée se tenir pendant les voyages un petit morceau de gâteau ou bien de quelque chose dont elle est gourmande. Incitez la par la portière opposée à venir prendre la nourriture, tout cela le moteur éteint. Utilisez la même méthode avec un jeu, une balle où quelque chose qu'elle aime bien. Jouez dans la voiture, câlinez la dans la voiture jusqu'à ce qu'elle y monte volontiers à l'arrêt. Progressivement fermez les portes puis au stade suivant mettez le moteur en marche sans bouger la voiture. Stade suivant faites un court trajet pendant que quelqu'un détourne son attention avec les moyens cités : il faut qu'elle associe la voiture à une chose agréable pour elle. Tout est une affaire de patience. Bon courage.
QUESTION :
J'ai un cairn terrier de 9 ans, adorable, et trop gâté, je m'en rends compte maintenant : samedi dernier, il a violemment mordu mon ami au visage et nous avons pensé l'euthanasier. Puisque nous devons attendre 15 jours pour le faire, cela nous amène à réfléchir : y aurait-il un moyen de le sauver, sans nous entraîner dans le risque de nouvelles blessures, tant pour nous que pour nos enfants ou petits-enfants ? Son problème qui vient sans doute de notre façon de l'élever, est qu'il accepte toujours difficilement ce qui ne lui plaît pas : lavage -ce fut la cause ce jour-là - ou empêchement de gratter un massif ou quelque chose de ce genre. Pouvez-vous nous aider ? Merci beaucoup par avance.
REPONSE :
À priori, et d'après ce que vous décrivez, il s'agit d'un problème de hiérarchie et il n'est jamais trop tard à condition que vous même soyez prêt à changer et que surtout vous n'ayez pas peur de votre chien. Lorsque un chien est installé dans une position de chef de meute comme c'est le cas du vôtre, il faut procéder à ce qu'on appelle une régression sociale dirigée, c'est à dire qu'il faut progressivement supprimer à l'animal toutes ses prérogatives de chef : lui interdire évidemment l'accès aux lits, canapés, fauteuils (même et surtout si il s'agit du sien), pensez également au siège de la voiture, le chien doit être par terre ou à l'arrière, jamais pas plus qu'à la maison sur vos genoux. Interdisez lui l'accès de la cuisine lorsque vous préparez de la nourriture, éloignez le le plus possible de l'endroit où vous prenez vos repas sans pour autant l'enfermer dans une autre pièce. Il faut l'envoyer à sa place, et l'obliger à rester à cette place tout le temps que vous l'aurez décidé (en particulier le moment de vos repas). Évidemment, il ne doit jamais partager quelque nourriture que ce soit avec vous. Immobilisez le à sa place lorsque vous recevez du monde chez vous, jusqu'à ce que vos invités soient installés ( ce n'est pas lui qui reçoit, c'est vous !). À la moindre menace de sa part, aboiements, grognements ou tentatives de mordre, il faut sévir immédiatement.
Surtout, ne laissez jamais un enfant de moins de huit ans seul avec un chien, quel qu'il soit.
Courage et persévérance !
QUESTION :
Notre petit tempo (Cocker) âgé de presque 1 an nous fait de belles misères lorsque nous le laissons seul à la maison. C'est pourtant pas faute de le sortir pour lui faire faire ses besoins, avant de quitter la maison.
Ces dégâts s'expriment par des gros besoins à la maison.
Pouvez vous nous aider à le comprendre ?
Nous attendons vos conseils avec impatience.
REPONSE :
Chère Séverine, si Tempo se laisse aller et détruit lorsqu'il est seul à la maison, ce n'est pas parce qu'il veut vous embêter ou parce que vous ne le sortez pas assez souvent, c'est parce que votre absence le stress. Et là , il peut y avoir plein de raisons différentes. Surtout ne le punissez pas lorsqu'en rentrant vous constatez les dégâts, vous ne feriez qu'aggraver les choses. Prenez de la distance avec Tempo, parlez lui le moins possible quand vous êtes à la maison, c'est pendant les promenades que vous le ferez jouer, courir et que vous partagerez de bons moment avec lui. Donnez lui un maximum d'ordres et obligez le à obéir, à rester à sa place quand vous vous déplacez à l'intérieur de la maison. Ne vous en occupez pas la demi-heure avant votre départ et partez sans lui parler ni le regarder. Ignorez-le un quart d'heure lorsque vous rentrez, puis appelez-le pour lui dire bonjour. Il y a quantité d'autres petites règles à respecter que je n'ai pas la place de vous indiquer ici. Vous trouverez d'autres conseils dans mon livre disponible en librairie.
Cordialement.